BAR, SON HISTOIRE

Située à la confluence des vallées de la Corrèze, de la Menaude et de la Vimbelle, Bar a très tôt attiré les hommes et ne manque pas d’intérêt archéologique.

Le nom de Chastres, près du village de Lacour, où des monnaies auraient été frappées, évoque le « castrum » romain.

Le village d’Hublanges garde encore son château du XVème siècle, fortement remanié. Au puy de la Bouteyrie affleurent, en pleine nature, deux sarcophages mérovingiens.

Bar le Vieux, l’ancien bourg, abrita un château, pris par les Anglais en 1374, et une église attestée dès le Xème siècle dont il ne reste rien aujourd’hui, sinon les quelques éléments déplacés au bourg actuel.

Celui-ci s’organise à la fin du XIXème siècle, se dote d’une église, consacrée en 1886, et d’une mairie-école.

Son emplacement est choisi pour sa position centrale dans la commune, près de la route nouvellement ouverte reliant Tulle à Corrèze.

SON PATRIMOINE

La fontaine (bourg, face à la mairie) : Elle coule dans une ancienne cuve baptismale.

L’église (XIXème siècle) : elle est édifiée selon un plan en croix latine avec nef à 3 travées, transept, chœur polygonal et sacristie, surmontée d’une voûte en berceau à doubleau. Une coupole, à la croisée du transept, repose sur une assise octogonale et des encorbellements dans les angles.

Le clocher, sur plan carré, s’élève au-dessus de la croisée du transept et se termine par une élégante flèche ajourée à 8 pans et habillée de cuivre. (Restauration en 2001)

Deux chapiteaux et un fût de colonne (XIème- XIIème siècles ; CLMH 11/12/2002) Ils proviennent de l’église de Bar le Vieux où ils étaient déposés au sol, vraisemblablement depuis la réfection de cette dernière aux XVIème et XVIIème siècles. (sous un auvent adossé au mur du presbytère).

Clé de voûte : pendante aux armes des de Bar XVème siècle (CLMH 24/05/1973) (extérieur, parvis de l’église) elle provient, elle aussi, de l’ancienne église de Bar le Vieux.

Elle est sculptée d’une représentation humaine, les mains sur les hanches.

Deux têtes humaines apparaissent de part et d’autre.

S’agit-il d’un chevalier et d’un ecclésiastique ou de deux anges ? Sur le flanc, sont visibles les armes des de Bar.

La chapelle, détruite en 1794, sous la Terreur, fut rebâtie en 1815. A l’origine, c’était un simple oratoire dédié à la Vierge, abritant une statue miraculeuse. En 1877, un agrandissement lui donne sa forme actuelle.

Elle est le but d’un pèlerinage, l’un des plus anciens de France avec celui de Rocamadour, chaque 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge.

Grotte (en contrebas de la chapelle, chemin de droite ou de gauche) Lieu de pèlerinage très ancien.

Statue miraculeuse de la Vierge XVIème siècle (CLMH 24/05/1973)( Grotte de N-D de Chastres. Village de Lacour)

C’est une copie réalisée d’après une œuvre plus ancienne. On remarque la couronne fleurdelisée de la Vierge. L’enfant Jésus, sur le bras gauche, écarté du corps de sa mère, n’est pas dans sa position d’origine et semble avoir été réparé par une main malhabile. Seuls un pied et la main qu’il appuie sur le sein maternel sont authentiques.

La croix du cimetière Sur l’autel encastré dans l’ancien mur de clôture du cimetière figure une date : 1842. Il supporte un fût qui porte les armes des de Bar « fascé d’argent et de gueules de six pièces ». Ces armes sont entourées par une décoration circulaire qui paraît être le tortil de baron.

Cette croix proviendrait du cimetière de l’ancien bourg de Bar le Vieux.

La centrale hydro-électrique Construite au fond de la vallée de la Corrèze, elle fonctionne depuis 1921 et fournit le réseau EDF.

Les rochers de la Guenou, un site naturel remarquable, ici, la Corrèze se fraie un passage au travers d’une faille sur un chaos de rochers, de marmites de géants, de gours, de cascatelles et de sauts.